Il y a 15 000 ans nos ancêtres peignaient sa silhouette sur les murs des cavernes. L’aurochs sauvage régnait alors en seigneur sur un territoire si vaste, s’étendant de la pointe occidentale de l’Europe jusqu’aux régions les plus orientales d’Asie. Sept mille ans plus tard, l’homme entra graduellement dans la sédentarité en le domestiquant. Puis, la chasse et le développement des terres agricoles décimèrent peu à peu l’aurochs.

Au moyen âge l’espèce était devenue si rare que quelques mesures de protection furent prises (interdiction de chasse, garderie…) afin de protéger un gibier de choix pour les rois.

En 1627 le dernier aurochs sauvage s’est éteint. L’aurochs, le bœuf d’entre les bœufs, le plus majestueux de tous, si longtemps vénéré pour sa puissance, disparut ainsi pour toujours, emportant avec lui plus de deux millions d’années d’histoire. L’animal, qui avait jadis survécu aux terribles périodes glaciaires, n’avait pu résister à l’avancée de l’homme. Mais sa longue marche dans l’histoire ne fut pas sans laisser de traces, son héritage se faisant même toujours autant sentir de nos jours, car l’aurochs est l’ancêtre direct de toutes les races de bovins domestiques connues.